Emmanuel Macron à Sallanches ( 74 )

Innovation, efficience, autonomie : à Chamonix, Macron dévoile son ambition (pour la santé)

Anne Bayle-Iniguez

| 01.10.2016
Source : Lequotidiendumedecin.fr
Macron
Crédit Photo : DRZoom

Emmanuel Macron a clos les débats du congrès CHAM 2016* ce samedi en présentant quelques lignes directrices de son programme santé, dans l’optique de la présidentielle 2017. Accompagné d’une dizaine de « marcheurs » (du nom de son mouvement politique En Marche), l’ancien locataire de Bercy a prononcé un discours volontariste sur la santé d’une trentaine de minutes, égrenant ses « convictions » devant le Pr Guy Vallancien et ses invités.

La santé, moteur de richesse

La santé est un « sujet fondamental pour les concitoyens dans leur vie quotidienne, pour les professionnels, mais aussi pour le pays car c’est synonyme d’attractivité et de compétitivité », a attaqué l’ancien ministre de François Hollande.

Emmanuel Macron a dressé le constat d’un système de soins « formidablement compétitif » opposé à un système de santé « assez défaillant », ou les indicateurs médicaux (couverture vaccinale, taux de mortalité évitable), médico-sociaux et environnementaux ne sont pas satisfaisants. « Notre système est relativement injuste avec de vraies inégalités sociales et territoriales insupportables », a-t-il plaidé.

Essor des pathologies chroniques, personnalisation de la médecine, évolution du métier de médecin vers l’exercice regroupé… Face à un secteur de la santé qui se transforme à la vitesse grand V, les pouvoirs publics, eux, ne tiennent pas la cadence, a analysé Emmanuel Macron. « Rien ne change ou ce qui change reste incrémental », juge-t-il.

Innover tous azimuts 

Cultivant son image de modernité, Emmanuel Macron a défendu un modèle de santé fondé sur l’innovation permanente et bénéficiant d’une souplesse maximale afin de s’adapter au mieux à la réalité des territoires et des besoins.

« Je viens de visiter l’hôpital de Sallanches (Haute-Savoie), a-t-il illustré. Comme ce petit établissement était menacé, il a décidé d’intégrer un service de néphrologie privé et les médecins libéraux de la vallée dans son service d’urgence. C’est remarquable ! Il faut laisser les acteurs de terrain s’organiser entre eux et leur donner une véritable autonomie de moyens. »

ONDAM pluriannuel 

Emmanuel Macron a aussi prôné le « décloisonnement des tâches des professionnels de santé et entre les structures » pour parvenir à davantage d’efficience et retrouver du temps médical, grignoté par les tâches administratives. « La déperdition est énorme » a assuré Emmanuel Macron.

Côté finances, même souci d’efficacité en privilégiant un objectif national de dépenses d’assurance-maladie (ONDAM) pluriannuel pour apporter plus de marges de manœuvre aux professionnels en termes d’investissement et d’innovation. « Quand on a un système qui développe des anticorps contre l’innovation, c’est qu’il y a un problème. Aujourd’hui, on désincite les acteurs locaux à faire de l’innovation organisationnelle et les professionnels de santé à faire de l’innovation technologique », a-t-il déploré.

À huit mois de la présidentielle, Emmanuel Macron a conclu son discours avec des accents d’entrée en campagne. « Le temps est venu non pas de faire une nouvelle réforme paramétrique mais de s’attaquer au cœur du réacteur. »

*dont  « le Quotidien » est partenaire.

Source : Lequotidiendumedecin.fr

La CSMF et le secret médical

csmf74

Tribune d’Eric Anthoine – CSMF  de Haute-Savoie
Notre université d’été m’a surpris par cette tendance inquiétante à ringardiser le secret médical. Argument suprême : « les jeunes balancent leurs dossiers médicaux sur internet donc le secret est caduc ». Etrange raisonnement. Aristote se retourne dans sa tombe. Jetons aussi les élections aux orties puisque certains jeunes ne votent pas. Qui sont ces jeunes d’abord et décident-ils pour tous les citoyens ?

Nous ne percevons plus la distance qui sépare le droit de chaque patient à divulguer son statut médical avec le devoir du médecin de le protéger. Le secret des professions, vu la condition sociale présente, est l’un des socles sur lesquels se construisent les libertés individuelles et le secret médical en est la clef de voûte. Pas de secret, pas de liberté ; la difficulté qu’il y a à le maintenir au temps de l’informatique et des réseaux sociaux, ne justifie pas qu’on l’abroge mais qu’on le renforce.

La confédération des syndicats médicaux français doit défendre la confidentialité même contre un outil aussi important que le dossier médical partagé. Quelle sera la position de l’ordre sur cette question sensible et celle des représentants de la nation et celle de la nation elle même ?

« Viens chez moi » propose le chien.
« Qu’as-tu prés du cou » questionne le loup ?

Faisons confiance à nos ingénieurs et à notre haute administration pour trouver une solution cohérente qui construira le DMP sans détruire le secret médical. A la CSMF d’y apporter sa pierre. La solution sera trouvée et les obstacles disparaitront.

Sinon je sais des professions qui se pourlécheront les babines, mais pas la notre.

Bien amicalement à toutes et tous

Eric Anthoine : le 16/09/2016

L’UNAPL fait son entrée au Conseil Supérieur de la prud’homie

image

L’UNAPL fait son entrée au
Conseil Supérieur de la prud’homie

Le 16 septembre 2016

L’UNAPL sera désormais représentée du sein du Conseil supérieur de la prud’homie dont la composition a été modifiée par un décret daté du 14 septembre publié au Journal officiel de ce jour. Cette disposition répare une injustice faite aux employeurs des entreprises libérales. L’UNAPL, qui voit sa représentativité confortée, participera ainsi de façon active et utile à toutes les instances du dialogue social. La Ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social a donc tenu l’engagement qu’elle avait pris le 27 novembre dernier lors du 23ème congrès national de l’UNAPL.

L’UNAPL va ainsi s’impliquer dans cette haute instance pour faire entendre la voix des employeurs libéraux sur l’organisation et le fonctionnement des conseils de prud’hommes.

A propos de l’UNAPL
L’Union nationale des professions libérales (UNAPL) est une organisation patronale représentative créée en 1977. Elle fédère 67 organisations syndicales des professions de la Santé, du Droit, du Cadre de vie et technique et est présente dans les régions via les UNAPL régionales, départementales et les Maisons des professions libérales. Les professions libérales représentent 27,8% des entreprises françaises et emploient près de 2 millions de personnes dont un million de salariés. En savoir plus : www.unapl.fr

Union Nationale des Professions Libérales
46 boulevard de La Tour Maubourg
75007 PARIS
www.unapl.fr
Twitter : @unapl_officiel

Le congrès des professions libérales – UNAPL –

Vous ne visualisez pas ce message ? Cliquez ici

logo UNAPL

Le congrès des professions libérales

Vendredi 2 décembre 2016

BonjourL’Union nationale des professions libérales (UNAPL) est heureuse de vous inviter à participer au 24èmeCongrès des Professions Libérales qui se déroulera le 2 décembre 2016 à Paris au Palais Brongniart (ancienne Bourse).

Ce congrès rassemble les professionnels libéraux de la santé, du droit, des techniques et du cadre de vie.

INSCRIVEZ-VOUS GRATUITEMENT

Les temps forts du congrès 2016
Formez-vous avec nos experts 

> 9h30 à 11h00   Formez-vous sur des sujets stratégiques pour la gestion ou le développement de votre activité libérale et obtenez les réponses à vos questions.

Séance plénière – Les TPE-PME des professions libérales: la valeur montante de l’économie française

> 11h30 à 12h30   Face au recul de l’emploi industriel, les TPE/PME, et à l’intérieur de celles-ci les entreprises des professions libérales s’imposent comme une valeur montante de l’économie française.

Intervention de M. Manuel VALLS, Premier Ministre

> 12h30 à 13h00  (Sous réserve)

Séance plénière – Le grand débat économique des professions libérales 2017

> 14h30  A six mois des présidentielles, l’UNAPL dévoilera un sondage exclusif sur les pistes de réforme attendues par les professions libérales. De leur côté, comment les principaux partis envisagent-ils les professions libérales et leurs entreprises dans le paysage économique ? Quelles propositions formulent-ils pour les soutenir ?


Inscrivez-vousInscrivez-vous au congrès Inscrivez-vousVisitez le site du congrès Inscrivez-vousConsultez le programme
banniere 24èmeCongrès

Pourquoi réserver le progrès médical à quelques rares centres hospitaliers ?

COMMUNIQUE DE PRESSE

 DU SYNDICAT DES MEDECINS PATHOLOGISTES FRANÇAIS

 Pourquoi réserver le progrès médical à quelques rares centres hospitaliers ?

 

Au mépris des règles d’égalité de soins et de liberté d’exercice, le Ministère de la Santé, la DGOS, l’assurance maladie, l’INCa et la HAS semblent persister à vouloir réserver aux seules 28 plateformes de génétique moléculaire, la réalisation des tests de pathologie moléculaire à visée diagnostique et thérapeutique en cancérologie.

 

Le Syndicat des Médecins Pathologistes Français (SMPF) n’accepte pas que les patients pris en charge dans le secteur libéral, et en Centres Hospitaliers Généraux, ne puissent ainsi bénéficier dans des conditions d’accès et de délais optimales de la réalisation de ces tests qui guident la prescription de thérapies ciblées, dans des situations graves où chaque journée perdue compte.

 

Le SMPF n’accepte pas l’argument du caractère innovant de ces tests pour justifier cette captation : Ces tests sont pour la plupart d’entre eux réalisés en routine depuis longtemps, et leur intérêt médical et médico-économique est démontré depuis plusieurs années. Les avancées techniques et d’organisations de nombreuses structures d’anatomie et cytologique pathologiques leur permettraient de réaliser ces tests, plus rapidement, à moindre coût, et en respectant la même exigence qualitative, qu’au sein des 28 plateformes de génétique moléculaire.

Le SMPF, syndicat mixte, libéral et public, n’accepte pas la rupture de concurrence que crée la situation actuelle entre les plateformes de biologie moléculaire publiques autorisées par l’INCa à réaliser ces tests et les autres établissements, dont l’ensemble du secteur libéral, à qui leur réalisation est de facto refusée.

Le SMPF, dont les membres libéraux sont aussi des entrepreneurs et des employeurs, n’accepte pas l’absence de fiabilité de la parole de la DGOS qui, en promettant toujours et en ne décidant jamais, ne donne pas à ces cabinets médicaux la visibilité indispensable à leur direction, compromettant gravement leur développement futur, bloquant le développement d’emplois qualifiés et empêchant l’amélioration du service médical rendu à leurs patients.

 

Le législateur peut-il accepter que la HAS, agence d’état, ne respecte pas le délai légal maximal de 1 an pour évaluer, à la demande de l’UNCAM, un acte médical ? Cette étape est indispensable pour que cet acte puisse être porté à la nomenclature des actes médicaux. La demande faite en 2011 concernant les actes de diagnostic moléculaire des cancers n’est à ce jour toujours pas honorée. Le SMPF ne pouvant taxer d’incompétence la HAS ne peut que conclure qu’il s’agit ici d’une (mauvaise) volonté délibérée de cette agence théoriquement neutre.

 

Le SMPF saura tirer rapidement toutes les conséquences de l’attitude actuelle des autorités de tutelle dans ce domaine.

 

Dr Frédéric STAROZ

Président du SMPF

Fiscalité des entreprises

 

unnamed-20

 

Fiscalité des entreprises : l’UNAPL souhaite l’extension de la baisse de l’impôt sur les sociétés aux TPE et aux entreprises libérales

Le 9 septembre 2016
L’UNAPL salue la baisse de l’impôt sur les sociétés à 28% pour les PME annoncée par le Gouvernement. Si cette mesure reste encore insuffisante, pour redonner de la compétitivité aux entreprises françaises dans un contexte de concurrence européenne accrue, c’est une première étape concrète.

Mais, l’UNAPL rappelle que le régime fiscal de l’impôt sur les sociétés (IS) ne reflète pas la totalité du tissu des entreprises françaises et, en particulier, des entreprises libérales qui sont pour l’essentiel des TPE et relèvent majoritairement du régime des Bénéfices non commerciaux (BNC).

C’est pourquoi, par souci d’équité fiscale, l’UNAPL renouvelle sa demande au Gouvernement d’étendre cette mesure de baisse de la fiscalité à toutes les entreprises libérales. L’UNAPL sera très attentive, lors des discussions budgétaires qui vont s’ouvrir, à ce que les petites entreprises ne soient pas pénalisées par une politique fiscale exclusivement dirigée vers les sociétés et les PME.

A propos de l’UNAPL

L’Union nationale des professions libérales (UNAPL) est une organisation patronale représentative créée en 1977. Elle fédère 67 organisations syndicales des professions de la Santé, du Droit, du Cadre de vie et technique et est présente dans les régions via les UNAPL régionales, départementales et les Maisons des professions libérales. Les professions libérales représentent 27,8% des entreprises françaises et emploient près de 2 millions de personnes dont un million de salariés. En savoir plus : www.unapl.fr